La voiture, objet de séduction ? – Les Français et les marques automobiles – 2026

Octobre 2026

Points clés

L’enquête menée par Selvitys pour Xlovecam avait pour objectif de comprendre si la voiture reste, aux yeux des Français de plus de 18 ans, un objet de séduction : quelles marques automobiles (hors sportives et voitures de luxe) rendent une personne plus séduisante, lesquelles donnent confiance pour séduire, lesquelles dégradent au contraire l’image de leur conducteur, et quelle place occupe la voiture face aux autres objets de séduction.

Les 1 000 répondants se répartissent de façon équilibrée entre hommes (48,6 %) et femmes (51,4 %), avec une forte représentation des 45 ans et plus (56,1 %). Le verdict est sans appel : pour une majorité de Français, la voiture ne séduit plus… sauf lorsqu’elle est allemande et premium, et surtout aux yeux des hommes.


La voiture est-elle encore aujourd’hui un objet de séduction ?

Pour 52,6 % des Français, la réponse est non. La réponse la plus fréquente est aussi la plus tranchée : 37,4 % estiment que la voiture n’est « pas du tout » un objet de séduction, car « il y a des choses bien plus importantes ». 15,2 % pensent qu’elle ne séduit pas, mais qu’elle « en dit long sur la personnalité » de celui qui la conduit.

Seuls 36,8 % répondent oui, et pour la majorité d’entre eux, sous condition : 21,7 % réservent ce pouvoir de séduction aux voitures de sport ou de luxe, contre 15,1 % pour qui « n’importe quelle voiture » peut séduire si elle est conduite avec style et assurance. Enfin, 10,6 % estiment que tout dépend de la personne au volant.

→ Pour près de deux Français sur trois (63,2 %), ce n’est pas la voiture qui séduit — au mieux, c’est la personne qui la conduit.

L’âge est une ligne de fracture nette. Les 25–34 ans sont la seule tranche majoritairement convaincue (51,2 % de oui), tandis que les 65 ans et plus sont les plus sceptiques (25,8 %), 46,2 % d’entre eux rejetant totalement l’idée. Les 18–24 ans sont plus partagés (35,2 %) : ils sont surtout les plus nombreux à penser que la voiture « en dit long sur la personnalité » (22,9 %).

Côté professions, les cadres sont les plus réceptifs (46,8 % de oui), devant les étudiants (42,1 %). À l’inverse, les retraités (28,0 %) et les demandeurs d’emploi ou personnes au foyer (23,1 %) sont les moins convaincus. La région de résidence, elle, ne joue aucun rôle.

D’un point de vue genré, les hommes croient bien plus que les femmes à la voiture qui séduit : 43,2 % d’entre eux répondent oui, contre 30,7 % des femmes. L’écart se joue presque entièrement sur les voitures de sport ou de luxe, citées par 27,4 % des hommes contre 16,3 % des femmes. Les femmes, elles, sont plus nombreuses à penser que la voiture ne séduit pas mais révèle la personnalité de son conducteur (17,9 % contre 12,3 %). L’idée qu’« une voiture conduite avec style » peut séduire est en revanche partagée à égalité.

Cet écart est avant tout générationnel. Chez les 18–34 ans, hommes et femmes sont statistiquement à égalité (48,8 % contre 41,4 %), et chez les 18–24 ans, les jeunes femmes sont même un peu plus nombreuses que les jeunes hommes à répondre oui (36,4 % contre 34,0 %).
→ Chez les 55 ans et plus, les hommes sont 1,7 fois plus nombreux que les femmes à voir la voiture comme un atout de séduction (38,0 % contre 22,8 %). Chez les femmes de 65 ans et plus, elles ne sont plus que 17,8 %.

Quelle marque automobile (hors sportives et voitures de luxe) rend une personne plus séduisante ?

Le classement fait ressortir un trio allemand très nettement détaché : Audi (6,12/10), Mercedes (6,04) et BMW (6,00), statistiquement à égalité. Ce sont les trois seules marques à franchir franchement la moyenne, et plus de quatre Français sur dix leur attribuent une note de 8 ou plus (43,8 % pour Mercedes, 43,0 % pour Audi, 41,6 % pour BMW).

Derrière, un second peloton très resserré, plus d’un point en dessous : Alfa Romeo (4,88), Volkswagen (4,85), Chevrolet (4,81), puis Peugeot (4,59), DS (4,53), Tesla (4,51) et Mini (4,49).

En bas de classement, Seat (3,62), Fiat (3,60), Skoda (3,48) et Dacia (3,43) peinent à incarner une quelconque forme de séduction. La marque low-cost ferme la marche : son succès commercial repose sur la raison, pas sur l’image sociale.

Par familles de marques, la hiérarchie est limpide : les allemandes premium (6,06) devancent largement les américaines (4,57), les françaises (4,18), les européennes généralistes (4,15) et les asiatiques (3,88). Toyota s’en sort honorablement, mais Hyundai, Kia et BYD restent sous la barre des 3,8 : la qualité reconnue de ces marques ne se traduit pas encore en capital de séduction.

Même les plus sceptiques reconnaissent le prestige du premium : ceux qui jugent que la voiture ne séduit « pas du tout » accordent encore 4,84 en moyenne au trio allemand, contre 7,11 chez ceux qui réservent la séduction aux voitures de sport ou de luxe.

Les générations nuancent ce classement. Les 18–34 ans notent plus haut le trio allemand (Audi 6,57, BMW 6,56), ainsi que Volkswagen et Jeep. Les 55 ans et plus se montrent relativement plus favorables aux marques françaises — Peugeot, DS et Renault — ainsi qu’à Toyota (DS : 4,73 chez les 55 ans et plus contre 4,35 chez les 18–34 ans).

Hommes et femmes classent les marques de la même façon : Audi, Mercedes et BMW occupent le podium des deux sexes, et Dacia et Skoda le bas du classement. Les hommes notent globalement un peu plus haut (4,56 contre 4,30, un écart non significatif). Les nuances portent sur la suite du classement : Alfa Romeo est 4ᵉ chez les hommes, Volkswagen chez les femmes. Les femmes valorisent davantage Mini (5 places de mieux dans leur classement), Jeep et Fiat — des marques au design affirmé, plus « lifestyle » que statutaires —, tandis que les hommes placent Tesla 4 places plus haut.

Quelle marque automobile vous donnerait personnellement le plus d’assurance pour séduire ?

Le classement de l’assurance personnelle reproduit presque à l’identique celui de la séduction perçue : BMW (5,77), Audi (5,75) et Mercedes (5,74) restent en tête. Mais pour les 22 marques sans exception, la note « pour soi » est inférieure à la note « pour les autres ».
→ On prête plus volontiers aux autres le bénéfice d’une belle voiture qu’on ne se l’accorde à soi-même.

C’est sur cette question que le clivage entre hommes et femmes est le plus marqué. Quelle que soit la marque, les femmes s’imaginent moins armées pour séduire grâce à leur voiture : leur note moyenne d’assurance est de 3,98, contre 4,38 chez les hommes, et l’écart est significatif pour 14 marques sur 22 (les plus marqués concernant Alfa Romeo, DS et Audi).

Leur recul entre « ce qui séduit » et « ce qui me donnerait de l’assurance » est près de deux fois plus fort que celui des hommes (−0,32 point contre −0,18). Sur le trio premium, 42,7 % des hommes se disent très confiants (note de 8 à 10), contre 37,9 % des femmes.

Quelle marque automobile donne le plus une mauvaise image de la personne qui la conduit ?

Les Français hésitent à stigmatiser une marque : les notes de mauvaise image sont beaucoup plus resserrées que celles de séduction, de 3,34 à 4,15. Une seule marque se détache franchement : Tesla (4,15/10), significativement au-dessus de toutes les autres. Dacia (3,80) et BYD (3,71) complètent le podium.

À l’inverse, Chevrolet (3,34), Mercedes (3,37) et Alfa Romeo (3,41) sont les marques les moins associées à une mauvaise image.

Tesla est la marque la plus clivante de l’étude : 22,0 % des répondants lui attribuent une note de mauvaise image de 8 ou plus — record du classement —, mais 25,2 % la jugent aussi très séduisante, tandis que 35,2 % lui donnent une note de séduction de 0 à 2. Une image polarisée, probablement associée autant à la technologie qu’à l’image publique de son dirigeant.

Dacia est la seule marque à cumuler une séduction minimale et une mauvaise image élevée : c’est la rançon du low-cost. BYD, nouveau venu chinois, souffre d’une méfiance qui apparaît avant tout générationnelle.

La carte de positionnement résume ces équilibres : Audi, Mercedes et BMW sont à la fois séduisantes et peu dépréciées ; Tesla est séduisante mais clivante ; Dacia, BYD et Kia cumulent faible séduction et image dégradée.

Les 18–34 ans se montrent plus sévères sur presque toutes les marques (note moyenne de mauvaise image de 3,94 contre 3,25 chez les 55 ans et plus). Le cas de BMW est frappant : 4,2 chez les jeunes contre 2,9 chez les seniors. C’est même, pour les 18–34 ans, la marque qui inspire la plus mauvaise image après Tesla, alors qu’ils la jugent aussi parmi les plus séduisantes. BYD suit le chemin inverse : relativement épargnée par les jeunes, elle devient la 2ᵉ marque la plus dépréciée chez les 55 ans et plus.

En combinant séduction et mauvaise image, Audi et Mercedes affichent le meilleur bilan d’image (+2,68), devant BMW (+2,42), Alfa Romeo (+1,47), Chevrolet (+1,46) et Volkswagen (+1,37). Tesla, pourtant 9ᵉ en séduction, tombe à +0,37 à cause de sa mauvaise image. Trois marques affichent un bilan négatif : BYD, Skoda et surtout Dacia (−0,38).

Sur le volet genré, les hommes se montrent plus sévères que les femmes (note moyenne de mauvaise image de 3,75 contre 3,38), avec 11 écarts significatifs sur 22 marques. Ils visent surtout les marques généralistes ou à petit prix : Dacia (4,03 contre 3,59), BYD (3,98 contre 3,45), Jeep, Citroën ou Fiat. Mercedes est au contraire la marque que les hommes stigmatisent le moins (3,41).

Chez les femmes, Tesla est isolée en tête de la mauvaise image : 4,09 contre 3,59 pour Dacia, 2ᵉ. Chez les hommes, Tesla et Dacia sont au coude-à-coude (4,21 contre 4,03).
→ Les femmes concentrent leur jugement négatif sur une seule marque, quand les hommes le diffusent sur toute l’offre économique.

À vos yeux, la possession de ces objets rend-elle une personne plus attirante et séduisante ?

Parmi douze objets, le parfum agréable s’impose très largement : 74,6 % des Français estiment qu’il rend plus séduisant, dont 29,2 % « beaucoup » — deux fois plus que tout autre objet. Viennent ensuite les chaussures élégantes (57,5 %) et les bijoux (52,2 %) : ce qui relève du soin de soi et de l’apparence l’emporte sur les signes extérieurs de richesse.

La voiture de sport n’arrive qu’en 5ᵉ position (49,1 %), derrière les vêtements de marque (49,3 %), et partage la France en deux. Elle reste toutefois l’un des objets qui suscitent le plus d’adhésion forte (14,4 % de « oui, beaucoup », 3ᵉ score) : un objet qui séduit fortement une minorité. Le smartphone dernier cri (28,2 %), la planche de surf (24,3 %) et le vélo (17,2 %) ferment la marche.

Les moins de 55 ans sont plus sensibles aux objets « sport et nature » : la planche de surf séduit 29,4 % des 18–34 ans contre 17,3 % des 55 ans et plus, le vélo 22,6 % contre 9,7 %. La voiture de sport, elle, fait consensus entre les âges : environ un Français sur deux dans chaque génération.

Hommes et femmes s’accordent sur les objets liés à l’apparence (parfum, chaussures, bijoux, sac à main). Les divergences portent toutes sur les objets statutaires, systématiquement surévalués par les hommes : voiture de sport (54,9 % contre 43,6 %), bateau (+10,4 points), belle montre (+9,0), moto (+8,7) et vêtements de marque (+7,4). Au total, un homme juge en moyenne 5,5 objets séduisants sur 12, une femme 4,9.

La voiture de sport se classe 3ᵉ chez les hommes, juste derrière le parfum et les chaussures, mais seulement 5ᵉ chez les femmes. 17,9 % des hommes pensent qu’elle rend « beaucoup » plus séduisant, contre 11,1 % des femmes, et l’écart est maximal chez les 35–54 ans (59,2 % contre 41,6 %).

Enseignements clés

L’étude révèle une perte de prestige de la voiture comme instrument de séduction, mais un pouvoir d’attraction intact des marques premium allemandes. Elle met surtout en évidence un double clivage, entre générations et entre hommes et femmes.

Le match hommes / femmes

Les hommes croient davantage à la voiture qui séduit :

Les femmes, moins confiantes et plus ciblées :

L’écart entre les sexes est inexistant chez les 18–34 ans, et se creuse avec l’âge.

Influence de l’âge

Les 18–34 ans :

Les 55 ans et plus :

Influence de la marque

Premium allemand :

Les marques clivantes et dépréciées :

Conclusion

La voiture n’est plus, pour la majorité des Français, un levier de séduction universel : ce qui séduit, c’est d’abord la personne et le soin qu’elle porte à son apparence, bien avant ce qu’elle possède.
Lorsqu’elle séduit encore, la voiture le doit à son statut, incarné par le trio allemand Audi, Mercedes et BMW.
Ce pouvoir de séduction reste avant tout une conviction masculine et plus âgée, que les femmes partagent beaucoup moins — sauf chez les plus jeunes, où l’écart entre les sexes disparaît.


Une étude menée par Selvitys pour Xlovecam


À CITER COMME SUIT :
"Étude Selvitys pour XloveCam menée en octobre 2026 via une enquête en ligne auto-administrée auprès d’un échantillon de 1 000 résidents français âgés de 18 ans et plus."