Xlovecam - L’IA et la sexualité des Italiens
Avril 2026

Cette nouvelle étude s’inscrit dans la continuité d’autres sondages réalisés par Discurv sur les Italiens et la sexualité, ainsi que sur les célébrités les plus sexy en Italie et en Europe.

Objectifs de l’enquête


Le rapport à l’IA dans l’intimité

L’amélioration de la vie intime grâce à l’IA

Le graphique présente une barre verticale empilée représentant l’opinion des Italiens sur la capacité de l’intelligence artificielle à améliorer leur vie intime.

La barre est divisée en quatre segments :

En haut, 11 % déclarent être certainement convaincus que l’IA peut améliorer leur vie intime.
Juste en dessous, 39 % répondent probablement, portant le total des opinions favorables à 50 %.
Ensuite, 28 % se disent probablement pas convaincus.
Enfin, à la base de la barre, 22 % répondent certainement non.

À droite du graphique, un focus générationnel met en évidence un écart important :

68 % des 18-34 ans estiment que l’IA peut améliorer la vie intime.
Contre seulement 33 % des 65 ans et plus.

Ces résultats montrent une ouverture plus marquée des jeunes générations à l’idée d’une intimité enrichie ou accompagnée par l’intelligence artificielle.

La capacité de l’IA à générer un attachement émotionnel

Le graphique montre que 33 % des Italiens estiment qu’il est possible de développer un attachement émotionnel envers une intelligence artificielle. Parmi eux, 8 % en sont totalement convaincus et 24 % considèrent cela comme probable.

À l’inverse, une majorité reste sceptique : 31 % jugent cette possibilité peu probable et 37 % n’y croient pas du tout.

On observe également une différence générationnelle marquée : 43 % des 18-34 ans pensent qu’un véritable lien émotionnel avec une IA est possible, contre seulement 21 % des plus de 65 ans.

Le graphique met aussi en lumière les principales préoccupations liées à l’IA dans l’intimité. La première inquiétude concerne la substitution progressive des relations humaines (35 %), suivie par la difficulté à distinguer le vrai du faux (33 %) et par le risque d’augmentation du sentiment de solitude (33 %).

D’autres préoccupations apparaissent également, comme la dépendance affective à une IA (26 %), une crainte particulièrement forte chez les moins de 50 ans (32 %), ou encore le risque de développement de relations affectives malsaines (21 %), davantage cité par les femmes (25 %).

Enfin, certains évoquent des enjeux liés à la protection des données personnelles (15 %), au risque que l’IA donne de mauvais conseils (13 %) ou encore à une banalisation de l’infidélité dans le couple (11 %).

Seuls 9 % déclarent n’avoir aucune inquiétude face à l’utilisation de l’IA dans l’intimité.

L’acceptation de l’IA comme partenaire affectif / romantique

Le premier graphique montre que 26 % des Italiens se sentent à l’aise avec l’idée d’avoir une intelligence artificielle comme partenaire affectif ou romantique. Parmi eux, 7 % se disent très à l’aise et 19 % plutôt à l’aise.

À l’inverse, une large majorité exprime des réserves : 30 % se disent peu à l’aise et 44 % pas du tout à l’aise avec cette idée.

L’ouverture à cette possibilité varie selon l’âge : 35 % des 18-34 ans se montrent favorables à cette idée, contre seulement 19 % des plus de 50 ans.

On observe également une plus grande réticence chez les femmes, puisque 50 % d’entre elles déclarent ne pas être du tout à l’aise avec l’idée d’une relation affective avec une IA.

Le second graphique porte sur la capacité de l’IA à remplacer un partenaire humain. Seuls 17 % des Italiens pensent qu’une intelligence artificielle pourrait un jour remplacer un partenaire de vie, dont 4 % en sont certains et 13 % l’estiment probable.

À l’inverse, 72 % rejettent cette idée : 16 % pensent que cela est probablement impossible et 56 % que cela est totalement impossible.

Enfin, 11 % déclarent ne pas savoir se positionner sur cette question.

Ces résultats montrent que, si une partie des Italiens est ouverte à l’idée d’un lien affectif avec une IA, celle-ci reste largement perçue comme incapable de remplacer une véritable relation humaine.

L’IA comme source de malaise dans l’intimité

Le premier graphique montre que seulement 18 % des Italiens accepteraient l’idée que leur partenaire entretienne une relation intime avec une intelligence artificielle. Parmi eux, 5 % se disent tout à fait à l’aise avec cette situation et 13 % plutôt à l’aise.

À l’inverse, une nette majorité exprime un malaise face à cette possibilité : 36 % se disent plutôt mal à l’aise et 47 % très mal à l’aise.

Cela signifie que 83 % des Italiens ressentent une forme d’inconfort ou de rejet face à l’idée d’une intimité entre leur partenaire et une IA, ce qui montre que cette situation est largement perçue comme problématique sur le plan émotionnel ou relationnel.

Le second graphique interroge la perception d’un rapport sexuel avec une intelligence artificielle : s’agit-il d’un plaisir personnel ou d’une forme d’infidélité ?

Les résultats montrent que 50 % des Italiens considèrent ce type de rapport comme une forme de plaisir solitaire, donc comme une pratique individuelle qui ne remet pas nécessairement en cause la fidélité dans le couple.

En revanche, 21 % y voient au contraire une forme de trahison, assimilable à une infidélité.

Cette perception est encore plus marquée chez les moins de 50 ans, où 25 % considèrent ce type de relation comme une tromperie.

Ces résultats montrent que, si l’idée d’une relation intime entre un partenaire et une IA suscite majoritairement du malaise, l’usage sexuel de l’IA est davantage perçu comme une pratique personnelle que comme une véritable infidélité.


Pratiques sexuelles et consommation d’IA

Fréquence d’utilisation de l’IA pour des conseils intimes

Le graphique montre que plus de la moitié des Italiens (54 %) ont déjà utilisé une intelligence artificielle pour demander des conseils liés à l’intimité ou aux relations sentimentales.

Parmi eux, 15 % déclarent le faire souvent et 22 % de temps en temps, ce qui indique un usage relativement régulier pour une partie de la population. À cela s’ajoutent 17 % qui y ont recours plus rarement.
À l’inverse, 46 % affirment ne jamais utiliser l’IA pour ce type de conseils, montrant qu’une part importante de la population reste encore à distance de ces usages dans la sphère intime.

L’usage varie fortement selon l’âge : 76 % des 18-34 ans déclarent avoir déjà demandé ce type de conseils à une IA, contre seulement 33 % des personnes de 65 ans et plus, ce qui met en évidence une adoption beaucoup plus forte chez les jeunes générations.
Le graphique montre également un lien entre cette pratique et la perception de l’impact de l’IA sur la vie intime : parmi ceux qui pensent que l’IA améliore leur vie intime, 20 % en sont convaincus et 53 % estiment qu’elle l’améliore probablement. À l’inverse, 22 % pensent qu’elle n’apporte probablement pas d’amélioration, et seulement 5 % considèrent qu’elle ne l’améliore pas du tout.
Ces résultats montrent que l’IA s’impose progressivement comme un outil de conseil dans la sphère intime et affective, en particulier chez les plus jeunes, avec une perception globalement positive de son utilité.

Expérience d’interaction intime avec une IA

Le premier graphique porte sur l’**expérience d’interaction intime avec une intelligence artificielle**. Il montre que 17 % des Italiens déclarent avoir déjà eu une forme d’interaction intime avec une IA.

Dans le détail, 12 % disent avoir déjà eu une conversation intime ou émotionnelle avec une intelligence artificielle, tandis que 6 % déclarent avoir eu une relation intime ou sexuelle avec une IA.

En parallèle, 19 % affirment ne jamais avoir vécu ce type d’expérience, mais se disent intéressés par cette possibilité. À l’inverse, une majorité de 63 % déclarent ne jamais avoir eu d’interaction intime avec une IA et ne pas être attirés par cette idée.

L’expérience varie fortement selon l’âge : 30 % des 18-34 ans déclarent avoir déjà eu une interaction intime avec une IA, contre seulement 5 % des 65 ans et plus, ce qui souligne un écart générationnel important.

Le second graphique s’intéresse à la consommation de contenus pour adultes non réels, c’est-à-dire générés ou simulés par l’intelligence artificielle.

Il montre que 19 % des Italiens ont déjà consommé ce type de contenus : 6 % l’ont fait une seule fois et 13 % à plusieurs reprises.

À l’inverse, 26 % n’en ont jamais consommé mais savent de quoi il s’agit, tandis que 54 % déclarent n’en avoir jamais consommé et ne pas savoir précisément de quoi il s’agit.

La consommation est plus fréquente chez les hommes (27 %) que chez les femmes (13 %), et reste beaucoup plus faible chez les personnes âgées de 65 ans et plus (5 %).

Ces résultats montrent que les formes d’intimité ou de sexualité impliquant l’IA restent minoritaires mais déjà bien présentes, particulièrement chez les jeunes adultes, tandis que la consommation de contenus adultes générés artificiellement touche une part non négligeable de la population.


Synthèse

Source de curiosité : l’IA s’invite dans la vie intime des Italiens

L’intelligence artificielle s’invite de plus en plus dans l’intimité des Italiens. En effet, un Italien sur deux (50 %) estime que l’IA peut améliorer la vie intime, et 11 % en sont même pleinement convaincus. Cette perception est particulièrement répandue chez les jeunes générations, puisque près de 7 jeunes sur 10 (68 % des 18-34 ans) partagent cette opinion, contre seulement 33 % chez les plus de 65 ans.

Plus curieuses et visiblement plus enclines à explorer ces nouveaux territoires, les jeunes générations apparaissent comme le moteur de cette intimité augmentée.

L’IA intrigue et suscite une certaine excitation : un quart des répondants déclare être à l’aise avec l’idée de développer une relation affective avec une IA, et près d’un Italien sur cinq affirme même vouloir essayer une interaction intime, conversationnelle ou sexuelle avec elle.

Cependant, une limite demeure, puisque 7 Italiens sur 10 estiment que l’IA ne pourra jamais remplacer un véritable partenaire amoureux.

L’IA apparaît donc davantage comme un stimulant du plaisir et de l’exploration que comme une alternative à la relation humaine.

Dans le cadre du couple, seuls 18 % des Italiens se disent à l’aise avec l’idée que leur partenaire entretienne une relation avec une IA.

Ce chiffre relativement faible s’explique en partie par le fait que la moitié des Italiens considèrent les rapports intimes avec une IA davantage comme un plaisir solitaire que comme une tromperie.

Cependant, cette interprétation ne fait pas l’unanimité : les moins de 50 ans sont plus enclins à la considérer comme une forme d’infidélité, révélant ainsi une frontière encore floue entre fantasme personnel et transgression conjugale.

L’intimité avec l’IA se vit donc principalement de manière individuelle.

Dans la pratique, une minorité a déjà franchi le pas : 17 % des Italiens déclarent avoir déjà eu une interaction intime avec une IA, qu’elle soit émotionnelle ou sexuelle.

Par ailleurs, les contenus pour adultes non réels (IA, hentai, avatars…) gagnent du terrain : un Italien sur deux en connaît l’existence et près de 20 % en ont déjà fait usage, une pratique plus répandue chez les hommes et les plus jeunes.

Enfin, un tiers des Italiens (33 %) estime qu’il est possible de développer un véritable lien émotionnel avec une IA, une idée particulièrement répandue chez les 18-34 ans (43 %).

Une perspective aussi fascinante qu’inquiétante : les répondants évoquent le risque d’un remplacement progressif des relations humaines, d’une confusion entre réel et virtuel, ainsi que d’une augmentation du sentiment de solitude.

L’IA dans l’intimité séduit, interroge, stimule — mais ne rassure pas encore totalement.


Étude réalisée par :
Gregoire Besançon, Head of Department
Charlène Canal, Insight Director


POUR CITER CETTE ÉTUDE, UTILISEZ AU MINIMUM LA FORMULATION SUIVANTE :

"Étude Discurv pour XloveCam réalisée en avril 2026 via un questionnaire auto-administré en ligne auprès d’un échantillon représentatif de 1 000 personnes résidant en Italie, âgées de 18 ans ou plus."