
De 2001 à 2013, Katsuni fut la tornade asiatique qui envahit les écrans chez les amateurs de porno. Avec 31 awards internationaux, elle est devenue l’actrice X française la plus appréciée dans le monde. Rendue célèbre à 22 ans par la société de production Colmax, elle a fait une brillante carrière et a su se reconvertir.
Pour faire un point rapide sur sa carrière, avant d’y revenir en détails, Katsuni (Céline Tran de son vrai nom) perça rapidement dans les films X. En 2007, elle signa un contrat d’exclusivité avec la société américaine de production Digital Playground. C’est durant cette collaboration qu’elle tourna dans le film le plus cher de l’histoire du X intitulé « Pirates 2 » et deviendra productrice avec « My Fucking Life ».
Elle deviendra ensuite chroniqueuse sur TPS Star et sur Canal+ dans le Journal du Hard (évidemment). Elle fît d’autres plateaux comme celui de Laurent Ruquier. En 2009, elle prête sa voix au long-métrage « Les Lascars » et en 2010 elle poursuit sa carrière de productrice avec une série X intitulée « Les castings de Katsuni ». À la fin de sa carrière, elle poursuivit avec d’autres projets dont je vous parlerai plus tard.
Malgré de nombreuses difficultés suite à sa reconversion, elle reste une experte en sexe. Céline Tran réorienta alors sa carrière, devint actrice pour des séries télé et récemment, un film d’arts martiaux, « Jailbreak », sur Netflix, signa des scénarios de BD, raconta sa vie dans « Ne dis pas que tu aimes ça » (Fayard). Aujourd’hui elle multiplie encore les projets, dirige la nouvelle collection Porn’Pop aux éditions Glénat et donne des conseils sexo. Parce que le sexe et le rapport au corps restent au cœur de sa vie !
Une Lyonnaise d’origine vietnamienne
Née à Lyon le 9 avril 1979, Céline Tran est le fruit d’un amour mixte. Sa mère est française et son père est vietnamien. Un métissage qui l’a rapidement confronté à sa « différence » dans la cour d’école où on la traite de « chintok ». Une remarque qui l’a marqué et l’a mise en colère, comprenant l’insulte derrière ce mot. Pour autant, Katsuni a eu une enfance plutôt calme.
Elle découvrit le milieu de la nuit lorsqu’elle était étudiante à Science Po qu’elle a commencé à faire du gogo-dancing puis du strip-tease. Bien qu’elle soit timide et introvertie, elle aimait ce côté « double vie », studieuse le jour et exubérante la nuit. Ce qu’elle aime dans ses activités nocturnes ? Avoir le sentiment de prendre possession de son corps, sentir sa confiance en elle grandir. Elle aimait le pouvoir que lui conférait le podium sur ses spectateurs.
Cette « différence » lui donne une vraie force intérieure. En effet, lorsqu’elle voulut se lancer dans le porno, on lui a souvent refusé des projets au motif qu’elle ne correspondait pas aux stéréotypes de la jeune femme française sur laquelle les hommes fantasmaient habituellement. Elle partit donc aux États-Unis où elle se sentit totalement acceptée. Destinée à faire Science Po, elle donna ainsi un coup de pied au destin pour se sentir libre de suivre ses ambitions.
Comment Céline Tran est devenue Katsuni
Un jour, un photographe travaillant pour Penthouse lança sa propre société de production de films X. Il cherchait une égérie et lui proposa. Après quelques jours de réflexion, Céline accepta. En pleine exploration de sa sexualité déjà très intense, ce fut un bon moyen pour aller plus loin. Quand ses parents le découvrir, ce fut très difficile mais ils restèrent liés.
C’est ainsi que démarrèrent les 13 années dans le monde du X. Des années qu’elle apprécia particulièrement, avec des valeurs et une façon de fonctionner qu’elle ne retrouve plus dans les tournages actuels. D’où la fin de sa carrière d’actrice porno.
Une carrière relativement longue pour le milieu, comme certaines de ses consoeurs qui partagent la même passion. Katsuni explique ceci par le fait d’avoir toujours eu un comportement professionnel, considérant le porno « comme un vrai métier et le prenant ainsi au sérieux sans trop [se] prendre au sérieux ». Elle aimait ça et le montrait.
Pourquoi a-t-elle arrêté ?
Céline Tran arrêta la pornographie en 2013. Elle expliqua : « J’avais évolué, l’industrie porno aussi et je me sentais en décalage, avec le sentiment de plus rien à pouvoir y apprendre. J’avais envie de vivre ma sexualité autrement de façon intime, de cesser de considérer mon corps comme un outil de travail. Je me suis rendu compte qu’il était aussi moi, qu’il était temps d’en prendre soin. Le danger du porno peut résider dans un détachement trop fort par rapport au corps ».
Elle ajoute qu’elle a beaucoup appris sur les hommes et les femmes : « J’ai vu combien les hommes étaient fragiles, enfermés dans l’obligation de virilité et dans le rôle du mec qui doit bander. Ils se mettent énormément de pression et sont tiraillés entre l’exigence « d’assurer » tout en apprenant aussi à laisser les femmes prendre le pouvoir. Quant aux femmes, il me semble qu’elles ont souvent une grande méconnaissance de leur corps, un problème de confiance. Elles sont souvent dans la culpabilité ».
Pour autant, Katsuni, redevenue Céline Tran, n’a pas cessé de multiplier les projets en rapport avec la sexualité. Autant partager son expérience !
Ses derniers projets
Après de nombreux obstacles, refus, annulations, … Céline Tran réussit à se reconvertir et à tout recommencer. En 2018, l’éditeur de BD Ankama lui a offert la possibilité de se lancer dans l’écriture de scénarios (Heartbreaker #1 et #2). Le réalisateur François Descraques lui a offert un rôle dans la série culte « Le Visiteur du Futur ». Elle a tourné dans le long-métrage d’action Jailbreak (sur Netflix) et avait beaucoup d’autres projets en cours que ce soit dans l’écriture, le cinéma, et plus encore. Elle continue aussi de se former dans diverses disciplines pour le coaching. Elle croit au travail et à la persévérance. Des valeurs qu’elle partage lors d’une conférence TED Talk.
Sa collection Porn Pop chez Glénat
Une collaboration qui peut paraître insolite mais qui est enrichissante pour chacun. Céline Tran y accompagne des artistes dans l’élaboration de leur projet. Elle va jusqu’à faire la promotion en écrivant les préfaces par exemple. Bien sûr, les thématiques restent autour du sexe et de la sexualité. Vous pouvez y retrouver des oeuvres humoristiques également, comme la parodie « Petit Paul » de Bastien Vivès et le guide « Les joies du sex-toy et autres pratiques sexuelles » de Mathew Nolan et Erika Moen.
Toujours là pour un petit conseil sexo
Comme nous le disions, quand il y a une expérience, ce serait dommage de ne pas la partager. Ne se prétendant ni sexologue ni psychologue, elle met toutefois son expertise en avant. Sa recherche permanente de connaissance du corps la pousse à se former dans des domaines du bien être tels que les massages. C’est pour cela qu’elle coache des personnes en donnant des petits conseils par les réseaux ou en cabinet.
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