Psychologie

Hypogamie : cette nouvelle tendance qui bouscule les codes amoureux

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Messieurs, et si votre plus grand atout de séduction était finalement votre absence de diplôme prestigieux ? Oui, vous avez bien lu ! L’hypogamie, cette pratique en plein boom, voit les femmes, toujours plus diplômées et indépendantes, se tourner vers des partenaires aux profils sociaux dits « inférieurs ». Une petite révolution amoureuse aux antipodes de l’homogamie traditionnelle.

 

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Photo N Voitkevich

 

Pour vous qui êtes complexé par votre manque d’éducation et de culture, qui déprime parce que vous n’avez pas obtenu les diplômes de vos rêves, et qui de ce fait, vous fait descendre dans l’échelle sociale, consolez vous. Cela ne vous empêchera pas de potentiellement rencontrer une femme plus haute dans la « hiérarchie ». 

Rappelez vous également que l’habit de fait pas le moine, les diplômes ne sont pas des preuves d’intelligence, et que la culture s’acquiert si on le désire (contrairement à un bon cerveau qui comprend tout). Soyez rassuré, vous avez toutes vos chances de séduire une femme intelligente, que ce soit grâce à votre humour, ou par votre esprit séducteur. 

 

Quand l’homogamie règne en maître

Traditionnellement, « qui se ressemble s’assemble ». Ce proverbe populaire semble confirmé par les chiffres de l’INSEE publiés le 23 novembre dernier : en France, 42 % des femmes en couple occupent une position sociale moins élevée que leur conjoint. À l’inverse, seuls 20 % des hommes sont concernés par une position inférieure à celle de leur partenaire féminine. Cette tendance majoritaire s’appelle « homogamie » et reste stable depuis les années 2000, selon Erwan Pouliquen, chef d’unité à la division emploi de l’INSEE. En gros, c’est le schéma classique qu’on observe depuis des années. 

Homogamie sociale

Selon une étude de l’INSEE publiée en novembre 2023, environ 40 % des couples vivent avec une personne appartenant au même groupe social, un phénomène connu sous le nom d’homogamie sociale.

Mais attention, messieurs, une nouvelle donne est en train de rebattre les cartes du jeu amoureux : bienvenue à l’hypogamie !

 

Hypogamie : la tendance qui séduit les femmes modernes

Oubliez le cliché de la secrétaire qui épouse le patron, ou de la femme au foyer qui vit « aux crochets » de son mari. Aujourd’hui, la nouvelle génération féminine, plus éduquée, plus ambitieuse et économiquement indépendante, n’hésite plus à choisir des partenaires moins diplômés, voire moins aisés. Selon Christine Schwartz, professeure de sociologie à l’Université du Wisconsin, citée par The Atlantic, la proportion de couples américains partageant le même niveau d’éducation est passée de 47 % au début des années 2000 à 44,5 % en 2020. Mais surtout, parmi les unions « mixtes » sur le plan éducatif, 62 % étaient hypogames en 2020, contre seulement 39 % en 1980.

Hypergamie féminine 

La même étude INSEE indique que 42 % des femmes en couple occupent une position sociale moins élevée que leur conjoint, tandis que cette situation concerne seulement 20 % des hommes.  

Aux États-Unis, l’évolution est spectaculaire. Benjamin Goldman de l’Université Cornell le confirme : à peine 2,3 % des mariages de la génération née en 1930 réunissaient une femme diplômée à un homme moins instruit. Ce chiffre a explosé à 9,6 % pour ceux nés dans les années 1980. Cette petite révolution conjugale n’est pas limitée à l’Amérique, elle se répand partout dans le monde, France incluse.

Évolution de l’hypogamie 

Une analyse publiée par Le Figaro en avril 2025 rapporte qu’aux États-Unis, la proportion de mariages où la femme est plus diplômée que l’homme est passée de 2,3 % pour les générations nées en 1930 à 9,6 % pour celles nées en 1980.

 

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Photo Kate Gundareva

 

Pourquoi l’hypogamie séduit-elle autant ?

Première raison : l’ascension spectaculaire des femmes dans l’éducation supérieure. Aux États-Unis, en 2021, on comptait 1,6 million de femmes étudiantes de plus que d’hommes. Cette réalité démographique crée mécaniquement une pénurie d’hommes à statut éducatif équivalent.

Mais attention, la sociologue Clara Chambers de Yale souligne une nuance essentielle : malgré cette inversion éducative, les femmes diplômées continuent à privilégier les hommes avec un revenu stable ou supérieur au leur. L’argent reste un plafond de verre tenace.

Homogamie parmi les cadres 

Selon l’Observatoire des inégalités, 38,5 % des cadres supérieurs forment un couple avec une femme cadre supérieure, tandis que seuls 2,8 % des ouvriers vivent avec une femme cadre supérieure.

 

Paradoxalement, dans ces couples hypogames, les hommes sans diplômes élevés mais ayant des revenus confortables tirent leur épingle du jeu. Stephanie H. Murray, journaliste chez The Atlantic, pointe même des situations où le salaire masculin permet aux femmes de financer leurs études supérieures. Le revenu de ces hommes, même ajusté à l’inflation, tend à progresser. À l’inverse, les hommes non diplômés, célibataires ou mariés à des femmes moins instruites, voient leur revenu décliner fortement. Ainsi, les femmes diplômées préfèrent les hommes sans diplôme mais financièrement aisés, accentuant les disparités économiques entre hommes non diplômés.

 

Quand l’hypogamie fait le buzz

L’hypogamie ne manque pas d’exemples médiatiques. Prenez l’exemple du président français Emmanuel Macron, époux de Brigitte Macron, plus âgée et initialement mieux établie socialement. Outre-Atlantique, des célébrités comme Oprah Winfrey ou Serena Williams, financièrement supérieures à leurs conjoints, illustrent cette nouvelle normalité. Même dans les séries et films populaires, de plus en plus d’intrigues mettent en avant ces couples atypiques, renforçant ainsi l’acceptation sociale du phénomène.

 

Conséquences et défis

Toutefois, l’hypogamie n’est pas sans conséquence. Elle peut parfois créer des tensions au sein du couple dues à la perception sociale, notamment lorsque l’homme se sent diminué par le succès de sa partenaire. Selon plusieurs thérapeutes de couple, l’enjeu majeur pour ces couples est de parvenir à équilibrer la dynamique de pouvoir afin d’éviter frustrations et ressentiments.

Certaines études indiquent aussi que ces couples sont souvent confrontés à davantage de pressions familiales ou sociales pour justifier leurs choix, une pression encore plus forte lorsque l’écart éducatif ou financier est particulièrement marqué.

 

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Photo Mart Production

 

Le mot de la fin 

L’hypogamie est donc bien plus qu’une simple tendance : c’est une véritable mutation des codes relationnels modernes. Et si les diplômes prestigieux perdaient de leur valeur sur le marché amoureux ? Messieurs, peut-être est-il temps d’ajouter « sens de l’humour », « aisance financière » ou simplement « confiance en soi » en haut de votre CV sentimental. À bon entendeur !

 

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A propos de l'autrice

Pamela Dupont

En écrivant sur les relations et la sexualité, Pamela Dupont a trouvé sa passion : créer des articles captivants qui explorent les émotions humaines. Chaque projet est pour elle une aventure pleine de désir, d'amour et de passion. À travers ses articles, elle cherche à toucher ses lecteurs en leur offrant des perspectives nouvelles et enrichissantes sur leurs propres émotions et expériences.

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